:: wikimiki.org ::
| Gigaoctet |
Gigaoctet
Un octet est une unité de mesure en informatique mesurant la quantité de données. Un octet est lui-même composé de 8 bits, soit 8 chiffres binaires.
Symboles
En français, l’octet est le plus souvent noté « o », ou parfois « B » de l’anglais byte L’octet est aussi plus rarement noté « b », mais en général le « b » minuscule est utilisé pour noter le bit (la plus petite unité d’information séparable), soit 8 fois moins de données.
Le « o » n'est pas acceptable dans le Système international d'unités (SI) à cause du risque de confusion avec 0 (zéro). Le « B », quant à lui, est le symbole du bel (dans le système SI, c’est une unité également sans dimension, définie par le logarithme d’un rapport entre deux mesures de même dimension). Cette question n’est toujours pas résolue, les unités d’information ne faisant pas partie du SI.
L’utilisation d'un diacritique permettrait de lever la confusion possible, par exemple « ō » avec l’accent macron (de même que l’angström utilise le rond en chef dans son symbole « Å » pour le distinguer du symbole SI de l’ampère), cependant il n’existe pas encore de convention consensussuelle établie entre les différents auteurs sur le choix du diacritique à utiliser, ni même sur la casse de la lettre de base.
Usages
L'octet et ses multiples sont généralement utilisés comme mesure de la capacité de mémorisation de la mémoire informatique, comme la mémoire vive, les disquettes, les disques durs ou les CD-ROM. Le débit de données en octets par seconde est souvent utilisés pour indiquer les taux de transfert des bus informatiques entre les périphériques informatiques. En revanche les taux de transfert des réseaux informatiques sont plus souvent donnés en bits par seconde.
Un octet peut prendre 28=256 valeurs différentes, entre 00000000 et 11111111. Par exemple : 11000100 ou 00000001 sont des représentations binaires d'octets, C4 et 01 étant des représentations hexadécimales. Ces 256 valeurs permettent notamment de représenter les nombres naturels entre 0 et 255 compris ; on parle alors d'octet non signé. Si on utilise un octet pour représenter un nombre entier entre -128 et 127 compris, on parle d'octet signé. Voir les articles Format de données et Système binaire.
Multiples
Conventionnels
Par convention, et de manière erronée selon le SI, les unités dérivées que sont le kilo-octet (ou kilooctet), le mégaoctet, le gigaoctet sont souvent utilisées pour représenter les valeurs suivantes en puissance de 2 :
- 1 kilo-octet (ko ou Ko) = 210 octets = 1 024 octets (et pas 1 000 octets comme on pourrait le supposer), soit 2 à la puissance 10.
- 1 méga-octet (Mo) = 220 octets = 1 024 ko = 1 048 576 octets.
- 1 giga-octet (Go) = 230 octets = 1 024 Mo = 1 073 741 824 octets.
- 1 téra-octet (To) = 240 octets = 1 024 Go = 1 099 511 627 776 octets.
- 1 péta-octet (Po) = 250 octets = 1 024 To = 1 125 899 906 842 624 octets.
- 1 exa-octet (Eo) = 260 octets = 1 024 Po = 1 152 921 504 606 846 976 octets.
- 1 zetta-octet (Zo) = 270 octets = 1 024 Eo = 1 180 591 620 717 411 303 424 octets.
- 1 yotta-octet (Yo) = 280 octets = 1 024 Zo = 1 208 925 819 614 629 174 706 176 octets.
Un problème particulier au français est la formation des multiples, à cause de la voyelle initiale. Voit-on aussi bien « kilo-octet », « kilooctet » que « kiloctet ».
Normalisés
Depuis la normalisation de 1998 par la Commission électrotechnique internationale, les préfixes kilo, méga, giga, téra, etc, correspondent aux mêmes multiplicateurs que dans tous les autres domaines, soit des puissances de 10 :
- un kilo-quelque chose = quelque chose × 103.
- un méga-quelque chose = quelque chose × 106.
- un giga-quelque chose = quelque chose × 109.
- un téra-quelque chose = quelque chose × 1012.
Il est à noter que l'impact de cette normalisation reste très faible, l'usage traditionnel restant largement en vigueur chez les informaticiens et les électroniciens.
Donc, appliqué à l'informatique, cela donne :
- 1 kilooctet (ko) = 103 = 1 000 octets
- 1 mégaoctet (Mo) = 106 octets = 1 000 ko = 1 000 000 octets
- 1 gigaoctet (Go) = 109 octets = 1 000 Mo = 1 000 000 000 octets
- 1 téraoctet (To) = 1012 octets = 1 000 Go = 1 000 000 000 000 octets
Les puissances de 2 sont maintenant représentées par les symboles :
- kibi pour « kilo binaire ».
- mébi pour « méga binaire ».
- gibi pour « giga binaire ».
- tébi pour « téra binaire ».
et ainsi de suite...
L'usage de ces préfixes est très restreint et se répand très lentement.
- 1 kibioctet (kio) = 210 octets = 1024 octets
- 1 mébioctet (Mio) = 220 octets = 1024 Kio
- 1 gibioctet (Gio) = 230 octets = 1024 Mio
- 1 tébioctet (Tio) = 240 octets = 1024 Gio
- 1 pébioctet (Pio) = 250 octets = 1024 Tio
- 1 exbioctet (Eio) = 260 octets = 1024 Pio
- 1 zébioctet (Zio) = 270 octets = 1024 Eio
- 1 yobioctet (Yio) = 280 octets = 1024 Zio
Cette distinction est d'ailleurs utilisée depuis longtemps par les fabricants de disques durs. Le fait que l'usage de préfixes en puissances de 10 permette d'afficher commercialement des capacités supérieures à celles données par les puissances de 2 n'est certes pas nuisible du point de vue de la mise en marché. Ainsi, un disque dur de 100 gigaoctets (100×109 octets) contient le même nombre (arrondi) d'octets qu'un disque de 93,13 gibioctets (93,13×230 octets). Les disques durs courants étant divisés en secteurs de 512 octets, un comptage en unités de 1024 octets serait plus naturel — du moment que les préfixes binaires sont utilisés.
Traitements multi-octets
Si les premiers micro-ordinateurs n'étaient guère capables de traiter plus d'un octet à la fois, ce ne fut pas le cas des générations suivantes de matériel informatique. Aussi parle-t-on, pour désigner une unité de 16 bits de mémoire (soit 2 octets), de mot, et pour une unité de 32 bits (4 octets), de double-mot. Ces termes ont tendance à varier avec le contexte, aussi n'est-il pas recommandé de les utiliser.
Catégorie:Unité de mesure informatique
ja:バイト (情報)
ko:바이트
ms:Bait
simple:Byte
th:ไบต์
Unité de mesure en informatique
Catégorie:Unité de mesure informatique
Les unités de mesure suivantes sont utilisées en informatique pour quantifier la taille de la mémoire d'un ordinateur, l'espace utilisable sur un disque dur, la taille d'un fichier, d'un répertoire ou autre.
- Bit : L'unité de mesure de base, son symbole est b. Le bit (anglais binary unit, symbole bit, abréviation b) représente la plus petite unité de mémoire utilisable sur un ordinateur. Cette mémoire ne peut prendre que deux valeurs : 0 ou 1. Les autres unités de mesure ne correspondent qu'à des regroupements de bits.
- Nibble : La moitié d'un octet, soit quatre bits. Peu utilisé de nos jours.
- Septet : Sept bits. Peu utilisé de nos jours.
- Octet (octet ou byte en anglais) : Un octet est composé de huit bits. Son symbole est o en français, B en anglais. Il peut prendre 28, soit 256, valeurs possibles (de 0 à 255 ou -128 à 127, selon la convention de lecture). Il a existé des bytes de 6 bits (Control Data), mais un consensus s'est dégagé autour de 8 au fil du temps.
- Rune : Seize bits. Ce terme fut introduit pour tenter de dissiper la confusion régnant autour du terme « mot » (anglais word), qui signifie souvent 16 bits mais peut aussi valoir 32 ou 64 bits selon le processeur.
- Quad : Trente-deux bits. Comme la Rune, ce terme fut introduit pour tenter de dissiper la confusion régnant autour du terme « mot ».
Unités de mesures basées sur l'octet
Ces unités sont souvent utilisées lorsque l'on parle de stockage et de taille de fichiers. Les préfixes ne sont pas propres à l'informatique, mais correspondent au contraire aux recommandations officielles en termes de mesures.
Pour le consommateur, ces distinctions sont byzantines, la mémoire vive étant livrée par construction en unités qui sont des puissances de 2, et les conseillers en mise en marché des vendeurs de disques cherchant par principe à afficher les chiffres les plus impressionnants possibles (donc en prenant 1 Go = 1 000 000 000 octets). Une des rares exceptions a été Atari, avec son Atari 512 Kio (524 288 octets) vendu sous le nom d'Atari 520 et son Atari 1024 Kio (1 048 576 octets) nommé Atari 1040.
Unités de mesures basées sur le bit
Ces unités sont souvent utilisées lorsque l'on parle de vitesse de transfert sur des réseaux informatiques.
- kilobit [kbit] (1000 bits)
- Mégabit [Mbit] (1000 kbit)
- Gigabit [Gbit] (1000 Mbit)
Pour convertir en octets une unité exprimée en bits, on divise par 8.
Quelques exemples de débits :
- USB 480 Mbit/s pour l'USB 2 = 60 Mo/s
- Firewire 400 Mbit/s = 50 Mo/s
- 1200 Mbit/s SATA = 150 Mo/s
- Integrated drive electronics 800 Mbit/s IDE (peut varier selon la cadence du bus) = 100 Mo/s
- 2500 Mbit/s PCIExpress - 1 (varie selon la cadence du bus) = 312,5 Mo/s
Cette vitesse est le taux nomimal, inatteignable car des données dites de contrôle doivent être envoyées pour réguler les transferts.
Unités de mesures de la fréquence
Ces unités sont aussi bien utilisées pour la fréquence de cycle d'un processeur que pour la fréquence d'affichage d'un moniteur.
- Hertz [Hz]
- Kilohertz [kHz] (1000 Hz)
- Mégahertz [MHz] (1000 kHz)
- Gigahertz [GHz] (1000 MHz)
Unités de mesures de la vitesse d'affichage
Ces unités sont très souvent utilisées dans les jeux-vidéo, afin de connaître précisément la fluidité de l'animation.
- Trames par seconde (tps) : Nombre d'images affichées en une seconde
Conventions de mesure de l'affichage
Le pixel est la plus petite unité adressable sur l'écran (enfin, presque, compte-tenu de l'astuce de la technique ClearType). La résolution d'un écran est exprimée en largeur x hauteur. Par ex : 1024x768 représente 1024 pixels de large pour 768 pixels de haut.
Unités de débit
Ces unités de mesure servent à mesurer un débit (maximal) d'information entre deux points d'un réseau informatique.
- Les mesures s'effectuent généralement en bit/s (bits par seconde, bps en anglais) ou bauds (nombre de symboles par seconde).
Ces unités sont utilisées pour les modems, l'ADSL, les ports séries, les concentrateurs, et les cartes réseaux.
Lors de l'accès à un disque (CD-ROM, DVD, CD-RW, disque dur, disquette, clef USB), des unités différentes sont peut-être utilisées.
Unités de vitesse de traitement en virgule flottante
La vitesse de traitement de la partie virugle flottante, dite FPU (Floating Point Unit), d'un processeur est exprimée en opérations par seconde, les FLOPS (Floating Point Operations Per Second).
- Flop (unité)
- Kiloflop [kFlop] (1000 Flop)
- Mégaflop [MFlop] (1000 kKlop)
- Gigaflop [GFlop] (1000 MFlop)
- Teraflop [TFlop] (1000 GFlop)
Unités de mesure anglo-saxonnes
|-bgcolor="#CCCCCC"
| dimension en pouces || dimension en cm
|-
| 3½ || 9
|-
| 5¼ || 13,3
|-
| 14 || 36
|-
|| 15 || 38
|-
|| 17|| 43
|-
|| 19|| 48
|-
| 21 || 53
|
DonnéeCatégorie:Informatique
Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc. Elle est conservée et classée sous forme numérique, alphabétique, d'image, de son, etc.
Dans les grands services informatiques, les données doivent êtres répertoriées et organisées de façon à ce qu'elles soient aisément trouvées et manipulées par tous les utilisateurs potentiels et par la communauté de développeurs. Très souvent, il existe une ou plusieurs personnes chargée(s) d'organiser les données du système d'information de l'entreprise : ce sont les Administrateurs De Données (ADD)
Bit ko:비트 ja:ビット simple:Bit th:บิต
Le bit est une unité de mesure en informatique désignant la quantité élémentaire d'information représentée par un chiffre binaire. On en doit l'invention à John W. Tukey, et la popularisation à Claude Shannon.
Le mot bit est la contraction de l'anglais binary digit, qui signifie « chiffre binaire ». En anglais, bit a aussi le sens de « fragment » ou de « parcelle ».
Il est utile de signaler l'homophonie avec « byte » (octet en anglais), qui prononcé « à la française », peut prêter très souvent à confusion.
Un bit ne peut prendre que deux valeurs : 0 ou 1. Selon le contexte, numérique, logique (voir algèbre de Boole), ou électronique numérique, on les appelle « faux » et « vrai » ou « ouvert » et « fermé » :
On note que la valeur 0 est associée à « ouvert » en électronique, car dans cet état le courant ne passe pas (on parle d'interrupteur ouvert ou de circuit ouvert).
Le nombre de bits traités simultanément par un microprocesseur courant d'ordinateur a varié de 4 en 1973 à 64 en 2004. Le plus petit paquet traitable (ou adressable) est appelé byte. Aujourd'hui, une taille du byte de 8 bits, soit un octet, s'est imposée suite à la généralisation de l'échange de données et des télécommunications. Sur d'anciens processeurs, le byte était parfois de 6, 7 ou 9 bits. Stricto sensu, byte n'a donc pas toujours été synonyme d'octet. D'ailleurs, lorsqu'une norme technique anglophone désigne spécifiquement un paquet de 8 bits, elle utilise le mot anglais octet.
Lorsqu'un microprocesseur est conçu pour traiter simultanément plusieurs bytes, on appelle « mot » le paquet de bytes. Les tailles de mot les plus courantes sont de 8, 16, 32 et 64 bits. On parlera alors par exemple de « microprocesseur 64 bits ».
Voir aussi
Octet ~ Byte ~ Adressage mémoire ~ Microprocesseur ~ Informatique ~ Électronique numérique ~ Algèbre de Boole ~ Logique
Catégorie:Unité de mesure informatique
ChiffreCatégorie:Numération
Cet article traite du mot chiffre au sens mathématique, et des relations entre chiffre et nombre.
Pour « chiffre » au sens de « code secret », voir Chiffre (cryptologie).
----
Un chiffre est un des symboles employés pour représenter des nombres. Le mot « chiffre », utilisé d'abord pour signifier « zéro », vient de l'arabe sifr (أَلصِّفْر ʾaṣ-ṣifr), qui signifie « le vide ».
Contrairement à l'alphabet latin, les chiffres font partie des écritures de type logographique. Par exemple, le symbole 1 se prononce de façon différente dans chaque langue, mais représente le même élément abstrait et reste donc compréhensible sous sa forme écrite.
Dans les systèmes de numération, les nombres, comme les entiers naturels ou les nombres réels, sont représentés par des combinaisons de chiffres.
- Le système de numération naturelle utilise les chiffres arabes, introduits en France au . Ils sont au nombre de dix :
::0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.
:Ils composent le système de numération décimal.
- Les chiffres romains utilisés dans la Rome antique sont :
::I, V, X, L, C, D, M
:et valent respectivement 1, 5, 10, 50, 100, 500, 1000.
- Dans le système binaire, il n'existe que deux chiffres, qui sont représentés par les caractères 0 et 1.
:Le système binaire est souvent utilisé pour représenter des valeurs telles que « vrai » et « faux », « tout » et « rien », « marche » et « arrêt ». Il convient notamment pour représenter le fonctionnement de l'électronique numérique utilisée dans les ordinateurs, d'où son usage en informatique.
- Les chiffres du système hexadécimal sont
::0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F
:et valent respectivement, dans le système décimal, 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15.
Dans un système de numération donné, si la base est un nombre entier, le nombre de chiffres nécessaires, y compris zéro, est toujours égal à la valeur absolue de la base.
Exemples :
Le système décimal est un système de numération à base 10, qui utilise les dix chiffres de 0 à 9.
Le système octal est un système de numération à base 8, qui utilise les huit chiffres de 0 à 7.
Le système binaire est un système de numération à base 2, qui utilise les deux chiffres 0 et 1.
Le système hexadécimal est un système de numération à base 16, qui utilise les seize symboles 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B ,C, D, E, F.
En langue japonaise et en chinois, on utilise les sinogrammes (en japonais kanji) suivants:
一,
二,
三,
四,
五,
六,
七,
八,
九,
十,
百,
千,
万.
Voir: compter en japonais.
Langage courant
En langage courant, le chiffre est le nombre total. Par exemple : Cette population approche du chiffre de 5 000.
Cette notion de « chiffre » au sens de « somme totale » est également utilisée en comptabilité : le chiffre d'affaires est le montal total des ventes.
Musique
En musique, les chiffres servent au chiffrage de la mesure. Ils composent le nombre indicateur qui indique la mesure. C'est la fraction placée au début d'un morceau dans une partition musicale. Son numérateur indique le nombre de temps de la mesure et son dénominateur, la valeur de la note. Par exemple, 2/4 signifie « une mesure à deux noires » ; 3/2, « une mesure à trois blanches » ; 6/8, « une mesure à six croches », etc.
Voir aussi
- numération
- nombre
ja:数字
ko:숫자
Français
Le français est une langue romane parlée en France, dont elle est originaire, ainsi qu'en Belgique, au Canada, en Côte d'Ivoire, en Suisse et dans 47 autres pays.
La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l'œuvre de groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou d'institutions (comme l'Académie française). C'est une langue dite « académique ». Toutefois, l'usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Jean-Baptiste Poquelin. On parle d'ailleurs de la « langue de Molière ».
Histoire
Voir l'article détaillé : Histoire de la langue française
On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration.
Régi par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.
Voir aussi
- synode de Tours
- Serments de Strasbourg
- Séquence de sainte Eulalie
- Édit de Villers-Cotterêts
- français langue étrangère
Littérature
Parmi les premières œuvres majeures :
- La Chanson de Roland (Roland, Charlemagne, Olivier, Ganelon)
- Le Roman de Renart (Goupil, Ysengrin)
- Les romans de Chrétien de Troyes
- Gargantua de François Rabelais
- Défense et illustration de la langue française
- Voir aussi Littérature francophone et littérature française
Vocabulaire
Étymologie
La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un synonyme, l'un venant de la racine latine ancienne, l'autre étant populaire. Ces doublets sont surtout présents avec un nom (populaire) et l'adjectif dérivé (savant) : mère / maternel, frère / fraternel, cheveu / capillaire, foi / fidèle, froid / frigide, œil / oculaire, sûreté / sécurité, etc.
Le francique, en tant que superstrat, a laissé quelques mots importants et les emprunts sont nombreux : d'abord à l'anglais, puis à l'italien, aux autres langues romanes, à l'arabe, etc.
Certains néologismes français sont constitués à partir des racines latines ou grecques :
- logiciel, domotique...
D'autres suivent les règles de suffixation :
- baladeur créé pour remplacer l'anglais walkman et diskman.
Français régional
Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. On appelle français régional des mots ou des expressions employés dans certaines régions de la francophonie mais non retenus dans les dictionnaires académiques du français ou qui ne sont pas utilisés dans l'ensemble de la francophonie. Il ne s'agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente. Par exemple, au Québec, le terme clavardage est le terme officialisé par l'Office québécois de la langue française pour désigner une séance de bavardage avec un autre interlocuteur par le biais d'Internet et sous forme d'échange de texte.
Autres exemples :
- au Québec et en Suisse : on dit mitaine pour « moufle » ;
- en France, dans la région de Normandie, on utilise souvent clenche pour « poignée de porte », toile pour « serpillière », ce midi ou dans l'heure de midi pour « à midi », etc. ;
- en France, dans la région de Picardie, on peut utiliser wassingue pour désigner la serpillière ;
- en France, on dit cake pour désigner certains types de gâteaux.
- dans le sud de la France, du Limousin au Bas-Languedoc et à la Provence, on emploie plier pour « emballer » ou « envelopper » (de l'occitan plegar, même sens).
Emprunts étrangers
:Pour plus d'information, voir l'article plus détaillé.
On estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1 054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des anciens langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancien, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de diverses langues asiatiques, 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.
- Source : Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, 1998.
Prononciation
:Voir l'article plus détaillé.
Place du français dans le monde
Le statut international du français
article plus détaillé
Le français est la langue officielle de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant, le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la Francophonie est une plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde.
Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne.
Le français connaît un recul de son poids sur la scène des échanges internationaux face à l'influence de l'anglais. Par exemple, l'anglais est devenu langue de référence numéro un au Comité international olympique malgré l'histoire de cette institution.
Les francophones
- Voir l'article détaillé Distribution des francophones dans le monde
- Voir aussi : Variations régionales du français
En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés plus 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes à s'exprimer en français à 290 millions.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - langues d'oïl
- grammaire française
- conjugaison des verbes français
- verbe
- conjugaisons des verbes du premier groupe
- conjugaisons des verbes du deuxième groupe
- conjugaisons des verbes du troisième groupe
- noms en français
- nombres en français
- orthographe française
- rectifications orthographiques
- étymologie
- fréquence d'apparition des lettres en français
- diacritiques utilisés en français
- accent circonflexe en français
- symboles SAMPA pour les sons français
- prononciation du français
Jeux de langue
- anacyclique
- anagramme
- contrepèterie
- jeu de mots
- lapalissade
- palindrome
- virelangue
Liens externes
- [http://www.site-magister.com/ Travaux dirigés de français].
- [http://www.olf.gouv.qc.ca/ Office de la langue française du Québec].
- [http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ Commission de toponymie du Québec].
- [http://www.francophonie.org/ Organisation internationale de la Francophonie].
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm « Histoire de la langue française »], par Jacques Leclerc, dans L'aménagement linguistique dans le monde, Québec, Université Laval.
- [http://atilf.atilf.fr/ Trésor de la langue française informatisé], version informatisée du Trésor de la langue française (TLF), dictionnaire extrêmement complet sur la langue française des XIXe et XXe siècles, réalisé sous la direction de Bernard Quemada et Paul Imbs.
- [http://www.orthographe-recommandee.info/ Orthographe-recommandée.info], à propos des rectifications de l'orthographe française officiellement recommandées.
- [http://www2.ignatius.edu/faculty/turner/languages.htm D'autres chiffres sur la Francophonie]
- [http://www.academie-francaise.fr/ L'Académie française et son dictionnaire en ligne]
- [news:fr.lettres.langue.francaise Forum Usenet sur la langue française] et [http://www.langue-fr.net/ site associé]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/langue-fr/ Liste de diffusion sur Yahoo Groupes]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=3/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en français] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
- [http://www.les-dictionnaires.com/evolution-langue.html Dictionnaires d’évolution de la langue] Evolution de la langue française et des dictionnaires : vieux français, anglicismes,...
-
Francais
Francais
Francais
Francais
als:Französische Sprache
ja:フランス語
ko:프랑스어
simple:French language
th:ภาษาฝรั่งเศส
zh-min-nan:Hoat-gí
MinusculeLe bas-de-casse désigne, en typographie, les caractères dits minuscules car se trouvant en bas de la casse. Par opposition, les lettres de grand format et d'un tracé souvent différent de celui des minuscules sont nommées capitales (et non majuscules). Comme ces dernières se distinguent par leurs nombreux angles droits, on a aussi utilisé pour les bas de casse, mais rarement, le mot arabesque qui, au fil des siècles, a fini par donner arobasque. Cette opposition n'a de sens que dans les écritures bicamérales :
center
Origine des minuscules de l'alphabet latin
À l'époque romaine les caractères latins correspondaient aux seules capitales. Au , cependant, apparaît une écriture plus enlevée, la rustica. Petit à petit, l'écriture se fait plus rapide, avec une déformation des traits droits et une simplification. Bientôt se distinguent deux formes pour chacun des caractères, la forme originale (la capitale) et la forme cursive (la minuscule), qui ne tardent pas à avoir des usages spécifiques.
Les minuscules s'arrondissent et atteignent leur « perfection » avec l'onciale. Enfin, avec la minuscule caroline, ils acquièrent leur prééminence.
Désormais, les capitales ne sont plus employées que pour des usages spécifiques et propres aux langues à écriture latine.
Catégorie:Imprimerie Catégorie:Typographie Catégorie:PAO
als:Minuskel
Bit ko:비트 ja:ビット simple:Bit th:บิต
Le bit est une unité de mesure en informatique désignant la quantité élémentaire d'information représentée par un chiffre binaire. On en doit l'invention à John W. Tukey, et la popularisation à Claude Shannon.
Le mot bit est la contraction de l'anglais binary digit, qui signifie « chiffre binaire ». En anglais, bit a aussi le sens de « fragment » ou de « parcelle ».
Il est utile de signaler l'homophonie avec « byte » (octet en anglais), qui prononcé « à la française », peut prêter très souvent à confusion.
Un bit ne peut prendre que deux valeurs : 0 ou 1. Selon le contexte, numérique, logique (voir algèbre de Boole), ou électronique numérique, on les appelle « faux » et « vrai » ou « ouvert » et « fermé » :
On note que la valeur 0 est associée à « ouvert » en électronique, car dans cet état le courant ne passe pas (on parle d'interrupteur ouvert ou de circuit ouvert).
Le nombre de bits traités simultanément par un microprocesseur courant d'ordinateur a varié de 4 en 1973 à 64 en 2004. Le plus petit paquet traitable (ou adressable) est appelé byte. Aujourd'hui, une taille du byte de 8 bits, soit un octet, s'est imposée suite à la généralisation de l'échange de données et des télécommunications. Sur d'anciens processeurs, le byte était parfois de 6, 7 ou 9 bits. Stricto sensu, byte n'a donc pas toujours été synonyme d'octet. D'ailleurs, lorsqu'une norme technique anglophone désigne spécifiquement un paquet de 8 bits, elle utilise le mot anglais octet.
Lorsqu'un microprocesseur est conçu pour traiter simultanément plusieurs bytes, on appelle « mot » le paquet de bytes. Les tailles de mot les plus courantes sont de 8, 16, 32 et 64 bits. On parlera alors par exemple de « microprocesseur 64 bits ».
Voir aussi
Octet ~ Byte ~ Adressage mémoire ~ Microprocesseur ~ Informatique ~ Électronique numérique ~ Algèbre de Boole ~ Logique
Catégorie:Unité de mesure informatique
0 (nombre): Zéro redirige ici. Cet article est relatif au nombre 0. Pour l'article sur l'année zéro, voyez Année zéro.
----
0 (zéro) est l'entier naturel précédant 1.
C'est un chiffre désignant la valeur nulle.
C'est le cardinal (nombre d'éléments) de l'ensemble vide.
Histoire
Il n’est apparu que trois fois dans l’histoire des systèmes de numération élaborés par les différents peuples et civilisations.
La première apparition du zéro semble remonter au à Babylone, il n'était cependant pas utilisé dans les calculs et ne servait que comme chiffre (marquage d'une position vide dans le système de numération babylonienne).
Découvert aussi par les Chinois, qui n’ont pas su en revanche introduire le zéro. Les inscriptions sur os et écailles (jiaguwen) découvertes dans la région de Anyang, dans l'actuelle province du Henan, à la fin du , nous apprennent que, dès les - siècles av. J.-C., les Chinois utilisaient une numération décimale de type « hybride », combinant dix signes fixes pour les unités de 1 à 9, avec des marqueurs de position particuliers pour les dizaines, centaines, milliers et myriades.
Il sera également utilisé par les Mayas durant le , mais de même uniquement comme chiffre dans leur système de numérotation de position et non comme nombre.
Son usage moderne, à la fois comme chiffre et comme nombre, est héritée de l'invention indienne des chiffres nagari vers le . Le mot indien désignant le zéro était śūnya (çûnya), qui signifie « vide » « espace » ou « vacant ». Le mathématicien et astronome indien Brahmagupta est le premier à définir le zéro dans son ouvrage Brâhma Siddhânta. Ce mot, traduit par les Arabes en « ṣifr » (Sifr), ce qui signifie « vide » et « grain », est la racine des mots chiffre et zéro. La graphie du zéro, d'abord un cercle, est inspirée de la représentation de la voute céleste.
Comme l'indique l'étymologie, son introduction en Occident est consécutive à la traduction des travaux des mathématiciens arabes, notamment ceux d'al-Khwārizmī, vers le . Les chiffres arabes sont importés d'Espagne en Europe chrétienne aux environs de l'an mil par Gerbert d'Aurillac, devenu le pape Sylvestre II. Le zéro n'est toutefois pas utilisé, les chiffres arabes servant simplement à marquer les jetons d'abaque de 1 à 9.
Ce n'est qu'avec les contacts avec les Arabes dus aux Croisades que les Européens commencent, au , à apprendre l'usage du zéro, en même temps qu'ils ramènent les œuvres des auteurs Arabes et Grecs.
Le savant Fibonacci eut une influence déterminante. Il resta plusieurs années en Afrique du Nord et étudia auprès d'un professeur musulman. Il voyagea également en Grèce, en Égypte, et au Moyen-Orient. Il conclut que le système indien était le meilleur. En 1202, il publie le Liber Abaci, recueil qui rassemble pratiquement toutes les connaissances mathématiques de l'époque, et malgré son nom, apprend à calculer sans abaque.
Il faudra attendre le début du pour que zéro soit pleinement considéré comme un nombre (notamment l'égalité x0=1 pour x>0).
Utilisation
Il est aujourd'hui à la base de notre système de mesure de la température :
- 0 °C : température du passage de l'eau de l'état solide (glace) à l'état liquide, à une pression ambiante de 1013 hPa.
- 0 K : zéro absolu, température la plus basse possible (-273,16 °C), pour laquelle l'énergie cinétique des molécules est nulle.
Il n'y a pas d'année zéro dans le calendrier grégorien. En effet, l'usage du nombre 0 en Europe est postérieur à la création de l'anno Domini par Dionysius Exiguus au . Cependant pour simplifier les calculs d'éphémérides, les astronomes définissent une année 0 qui correspond à l'année -1 des historiens, l'an -1 des astronomes correspondant à l'an -2 des historiens et ainsi de suite...
C'est ainsi que le et le ont commencé le 1 janvier 2001.
Minuit peut se noter 00:00.
Les informaticiens ont l'habitude de compter à partir de 0 et non de 1.
La raison en est que la numérotation d'éléments stockés de façon continue dans une zone de stockage (disque, mémoire, etc) se fait par décalage par rapport à une adresse de début : le premier élément est celui au début de la zone (+ 0), le second élément est le suivant (+ 1), etc.
Ce double standard des numérations à partir de 0 et de 1 (chaque système ayant ses avantages et inconvénients) est la source de nombreuses erreurs de programmation.
Le zéro comme notation de la base 10
Dans la base dix que l'on utilise, le chiffre le plus à droite indique les unités, le deuxième chiffre indique les dizaines, le troisième les centaines...
Lorsqu'il y a des unités résiduelles, par exemple dans trente-deux (32), le chiffre des unités (2) permet de comprendre que l'autre chiffre (3) indique les dizaines.
Si l'on a un nombre entier de dizaines (par exemple trois dizaines, trente), il n'y a pas d'unité résiduelle. Il faut donc un caractère qui permette de marquer que le 3 correspond aux dizaines, et ce caractère est le 0 ; c'est ainsi que l'on comprend que « 30 » signifie « trois dizaines ».
On aurait pu utiliser n'importe quel autre caractère, par exemple un point ; ainsi, deux-cent trois se noterait « 2.3 ».
L'utilisation d'un caractère « bouche-trou » remonte à la numération babylonienne, comme indiqué ci-dessus, mais il ne s'agit pas du concept d'« absence de quantité », il s'agit juste d'un artifice de notation. Par exemple, dans la numération romaine, on n'a pas besoin de cet artifice puisque les unités (I, V), les dizaines (X, L), les centaines (C, D) et les milliers (M) sont notés avec des caractères différents.
Il pourrait être bon de rappeler que les Mayas utilisèrent aussi un autre zéro, spécialisé pour la notation du premier jour d'un mois de l'année solaire (le ha'ab de 365 jours). Chez eux, le premier janvier était un 0 Pop.
Le zéro comme absence de quantité
Le fait d'exprimer l'absence de quantité par un nombre n'est pas une évidence en soi. L'absence d'un objet s'exprime par la phrase « il n'y en a pas » (ou « plus »).
Les nombres sont déjà une abstraction : on ne s'intéresse pas à la qualité d'un objet, mais juste à sa quantité, la dénombrabilité (le fait que des objets soient similaires mais distincts). Avec le zéro, on va jusqu'à nier la quantité.
Lorsque l'on additionne ou multiplie deux nombres, on a derrière l'image de regrouper deux tas d'objets semblables, deux troupeaux. Cette image ne tient plus lorsque l'on manipule le zéro.
L'invention du zéro a permis l'invention des nombres négatifs.
Propriétés arithmétiques et algébriques
Pour tout nombre réel (ou complexe) a :
- (0 est élément neutre pour l'addition)
- (0 est élément absorbant pour la multiplication)
- si alors
- n'est pas défini (c'est une forme indéterminée du calcul des limites), mais il est souvent « pratique », dans certains cadres formels, de considérer que .
- par convention
-
- a/0 = non défini
- 0/0 = non défini, en remarquant toutefois que le calcul dx/dy lorsque les deux valeurs tendent vers zéro, est la base du calcul différentiel.
Usage étendu de zéro en mathématiques
- Zéro est l'élément neutre dans un groupe abélien ou l'élément neutre pour l'addition dans un anneau.
- Un zéro d'une fonction est un point dans le domaine de définition de la fonction dont l'image par la fonction est zéro ; aussi appelé racine, surtout dans le cas d'une fonction polynôme. Voir zéro (analyse complexe).
- En géométrie, la dimension d'un point est 0.
- En topologie, la dimension topologique de l'ensemble de Cantor est 0, quoiqu'il ait une dimension de Hausdorff non nulle.
- En géométrie analytique, 0 a pour nom l'origine, notée aussi O (un cas où l'ambiguïté est bénigne).
- Le concept de « presque » impossible en probabilité. Plus généralement, le concept de presque nulle part en théorie de la mesure.
- Une fonction zéro est une fonction avec 0 comme seule valeur de sortie possible. Une fonction zéro particulière est le morphisme zéro. Une fonction zéro est l'identité dans le groupe additif des fonctions.
- Zéro est l'une des trois valeurs de retour possibles de la fonction de Möbius. Si on entre un entier x2 ou x2y, la fonction de Möbius retournera zéro.
- C'est le nombre de n×n carrés magiques pour n = 2.
- C'est le nombre de solutions du problème des n-dames pour n = 2 et n=3.
Voir aussi
Articles connexes
- Chiffre arabe
- Nombre
- Mathématiques
- Brahmagupta
- Alphabet morse dans lequel le chiffre 0 vaut « ---- »
- Zéro barré
Liens externes
- [http://perso.wanadoo.fr/yoda.guillaume/Zero.htm Almanach et dictionnaire des nombres] (site de Gérard Villemin)
Bibliographie
- Zéro, la biographie d'une idée dangereuse, Charles Seife, éd. Hachette, ISBN 2012791921
Catégorie:Nombre
ja:0
ko:0
simple:Zero
th:0
Macron ja:マクロン
Catégorie:Diacritique de l'alphabet latin
Catégorie:Linguistique
Le macron est un diacritique de l'alphabet latin et de l'alphabet grec. Il prend la forme d'une barre horizontale que l'on place le plus souvent au-dessus d'une voyelle. Son principal rôle est d'indiquer que le signe qui le porte reçoit une quantité vocalique longue ; il s'oppose en cela à la brève.
Le letton, par exemple, utilise le macron au-dessus des voyelles a, e, i et u pour former ā, ē, ī et ū tandis que le lituanien ne l'utilise qu'au-dessus du u.
Le couple macron ~ brève est d'un usage très fréquent en phonologie : c'est en effet un artifice philologique très ancien puisqu'on le fait remonter à l'époque byzantine, celle pendant laquelle les diacritiques de l'alphabet grec ont été rationnalisés.
Exemple de macron : Tōkyō
Homonymie
- Macron est également le nom d'une marque d'un équipementier sportif italien : http://macron.com/m/
Articles connexes
- Diacritiques de l'alphabet latin et diacritiques de l'alphabet grec ;
- alphabet latin ;
- diacritique.
Mémoire informatique ko:기억장치 ms:Storan komputer ja:記憶装置 th:หน่วยความจำ
Catégorie:Mémoire informatique
Introduction
En électronique numérique, le cas le plus courant est de chercher à mémoriser une information la plus simple possible. Généralement cela ce limite au système binaire donc à enregistrer une tension ou une absence de tension.
En informatique, la mémoire fait référence aux technologies permettant de conserver fidèlement des données sous forme numérique.
Différents types de mémoire
Depuis les début de l'électronique et surtout de l'informatique, les ingénieurs rivalisent d'ingéniosité pour inventer de nouveau systèmes destiné à mémoriser les informations.
Condensateur
Les condensateurs ont comme première propriété de stocker l'énergie électrique.
- Ils ont été très tôt utilisés comme mémoire, mais leur faibles performances les ont cantonnés longtemps à des rôles subalterne de filtrage.
- Depuis les progrès de la microélectronique, c'est la capacité de microscopiques condensateurs organisés en trames, agencés et gérés au sein de puces électroniques qui sert de mémoire numérique rapide pour les ordinateur modernes.
- Ces circuits intégrés spécialisés se nomment mémoire dynamique ou DRAM.
- Le gros défaut est dû à la taille des condensateurs : ils sont tellement minuscules que l'information ne peut être conservée intacte que quelques fractions de seconde. Il faut donc en permanence rafraîchir les informations, ce qui nécessite des circuits annexes
Électromécanique
Les systèmes électromécaniques à base de relais ont été parmi les premiers systèmes fiables destinés à mémoriser des informations.
Depuis, de multiple systèmes électromécaniques sont capables d'enregistrer sous forme magnétique ou optique des données en grande quantité : Disque dur, Disquette, DAT, CD ROM, DVD.
Tore magnétique
La technique du tore magnétique utilisait la capacité d'un bobinage sur tore de ferrite à conserver une information électrique binaire. Associé à une gestion électronique, les ordinateurs avaient accès à un système mémoire performant, quoique que quelque peu encombrant.
Transistor
- Un assemblage de plusieurs transistors appelé bascule ou registre est à même de conserver une tension ou une absence de tension, tant que le montage est alimenté.
- Le principale défaut de ce système nommé, mémoire statique ou SRAM : est l'encombrement relativement important de ce montage par rapport à celui de la mémoire dynamique.
- Il présente par contre un énorme avantage, depuis quelque décennies, grâce à la diminution de la consommation; ce type de circuit peut conserver ces informations pendant plusieurs années grâce à l'incorporation dans le circuit intégré de pile électrique fournissant un énergie de sauvegarde.
Mémoire Informatique
pile électrique pour ordinateur VAX 8600 (circa 1986).]]
Voir les articles détaillés : Mémoire vive, Mémoire morte et Mémoire de masse.
Classiquement la mémoire est fondée sur la notion de bus d'adresse et de bus de données (notion d'adressage mémoire).
Hiérarchie de mémoire
L'accès mémoire, l'efficacité du cache et les transferts entre les différents niveaux de la hiérarchie de la mémoire deviennent une limite importante de la rapidité de la machine. Le processeur peut se retrouver à l'état bloqué à attendre que les transferts de mémoire s'accomplissent.
Cette notion d'adresse mémoire ne s'applique pas aux mémoires de masse.
Les différentes mémoires se distinguent principalement par :
- leur temps d'accès (à définir ici même)
- leur prix
- leur capacité à être modifié (non lecture seule)
- leur encombrement
- leur consommation électrique
- leur temps de conservation de données
Mémoires
- Mémoire RAM
- Mémoire ROM
- Mémoire Flash
Mémoires de masse
- Disque dur
- CD
- DVD.
Mémoire viveLa mémoire vive, aussi appelée RAM (acronyme anglais de Random Access Memory, soit mémoire à accès aléatoire), est un type de mémoire informatique à accès aléatoire (par oppostion à séquentiel) et en lecture-écriture (par opposition à la lecture seule). On l'appelle aussi mémoire volatile pour signifier que toutes les données sont perdues à l'extinction de l'alimentation électrique. Il s'agit typiquement de la mémoire électronique qui contient les données en cours de traitement dans un ordinateur.
Terminologie
La mémoire vive (RAM) est généralement opposée à la mémoire morte (ROM) : Il est possible de lire et écrire de la mémoire vive alors qu'il est uniquement possible de lire de la mémoire morte. En revanche, la mémoire morte conserve les données lorsque l'alimentation électrique est coupée. La mémoire morte n'est donc pas volatile.
Il existe aussi un type intermédiaire de mémoire électronique à accès aléatoire, accessible en lecture et écriture comme la RAM, mais non volatile comme la ROM : la NVRAM.
Littéralement, le terme RAM implique la possibilité d'un accès aléatoire aux données, par opposition à un accès séquentiel, comme celui d'une bande magnétique. En ce sens, ROM et NVRAM sont aussi de la RAM, mais cette interprétation littérale porte à confusion avec l'usage courant qui oppose RAM et ROM. Rarement, on utilise le sigle RWM (pour Read Write Memory, soit mémoire en lecture écriture) pour désigner de la RAM en mettant l'accent sur la possibilité d'écriture plutôt que l'accès aléatoire.
Technologie
bande magnétique VAX 8600 (circa 1986).]]
1986
La mémoire informatique est un composant qui fut d'abord magnétique (tores de ferrite), puis devint électronique dans les années 1970, et qui permet de stocker et relire des informations binaires. Son rôle est notamment de stocker les données qui vont être traitées par l'unité centrale (ou le microprocesseur) ; elle n'a rien de commun en temps d'accès (quelques dizaines ou centaines de nanosecondes) avec le disque dur (quelques millisecondes, soit dix mille à cent mille fois plus).
La RAM a la particularité de pouvoir être accédée en lecture et en écriture. Une activation électronique appropriée permet si besoin de verrouiller temporairement en écriture des blocs physiques donnés. L'adressage d'une mémoire (traduction de tensions électriques sur des fils en adresse mémoire) se fait par un mécanisme nommé le chip select. Il est très facile de munir un microprocesseur d'une mémoire non contiguë (par exemple de 0 à 4095, puis un trou, puis de la mémoire entre 16384 et 32767), ce qui facilite beaucoup la détection d'erreurs d'adressage éventuelles.
Les informations peuvent être organisées en mots de 8, 16 ou 32 bits voir plus. Certaines machines anciennes avaient des mots de taille plus exotique, comme par exemple 60 bits pour le Control Data 6600, 36 bits pour l'IBM 7030 « Stretch » ou le DEC PDP-10 et 12 bits pour la plupart des premiers mini-ordinateurs de DEC, les appareils d'instrumentation travaillant au mieux sur 12 bits à l'époque. Mais :
- dans les mémoires à parité, un neuvième bit (dit de contrôle de parité) existe de façon invisible,
- dans les mémoires à correction automatique d'erreur sur 1 bit et détection sur plus d'un bit (ECC), ces bits invisibles sont parfois au nombre de six ou plus,
- chaque mot des mémoires des serveurs modernes dits non-stop ou 24x365 dispose en plus des bits de correction de bits de remplacement qui prennent la relève du ou des bits défaillants à mesure du vieillissement de la mémoire : une défaillance de 10-11 chaque année se traduit en effet par plus d'un bit défaillant par an sur une mémoire de 128 Go.
Les fabricants recommandent souvent d'utiliser de l'ECC à partir d'1 Go de RAM.
Divers types de mémoire vive
Une memoire dynamique (DRAM) ne conserve ses informations que si elle est « rafraîchie » régulièrement, c'est-à-dire si un signal lui est transmis de manière régulière (toutes les x millisecondes) afin de remettre au bon niveau les charges électriques représentant l'information, et qui sinon s'affaibliraient progressivement jusqu'à disparaître. Pourquoi compte-tenu de ces contraintes de rafraîchissement et de consommation utiliser quand même de la DRAM ? Parce qu'elle est à la fois bon marché et rapide.
En 2004, on trouve des barrettes de 32, 64, 128, 256, 512, 1024, 2048 et rarement 4096 Mo au catalogue des constructeurs - et donc dans les magasins de matériel informatique.
On distingue sur les machines actuelles (2004) les types de mémoire RAM :
- SDRAM (Synchronous Dynamic RAM) pour les machines de la génération Pentium II, Pentium III On distingue la SDRAM 66, 100 et 133 (fréquence d'accès en MHz).
- RDRAM (Rambus Dynamic RAM). Pour les machines de génération Pentium III et 4. Développées par la société RAMBUS, elles souffrent notamment d'un prix beaucoup plus élevé que les autres types de mémoires et de brevets trop restrictifs de la part de cette société.
- DDR-SDRAM (Double Data Rate-SDRAM). Pour les machines de génération Pentium III et 4. On distingue les DDR PC1600, PC2100, PC2700, PC3200 etc. Le numéro représente la quantité théorique maximale de transfert d'information en Mégabits (il faut diviser par 8 pour avoir leur fréquence réelle de fonctionnement).
- DDR2-SDRAM (Double Data Rate 2-SDRAM). Pour les machines de génération Pentium 4 et plus. On distingue les DDR2 533 et DDR2 667. Le numéro représente la vitesse maximum d'accès. Certains constructeurs privilégient encore la technique d'appellation basée sur la quantitée de données théoriquement transportables (PC4300, PC4500, etc), mais la plupart semblent retourner à la vitesse réelle de fonctionnement afin de distinguer plus clairement la DDR2 de la génération précédente.
- XDRRAM (XDimm Rambus RAM). Technologie basée sur la technologie Flexio développée par Rambus. Elle permet d'envisager des débits théoriques de 6,4Go/s à 12,8Go/s en rafale.
Il existe aussi des mémoires Flash. Ce sont des mémoires NVRAM effaçables électriquement (EEPROM), qui par conséquent gardent la mémoire sans être alimentée. On les utilise dans les appareils mobiles (appareils photo, téléphones portables etc.). Les utilisateurs de PDA auront déjà remarqué que leur temps d'accès, même en lecture seule, est pour le moment bien plus lente que celui de la mémoire dynamique.
Constructeurs de mémoire
Constructeurs de puces mémoire :
- Cypress
- Elpida
- Hynix
- IDT
- Infineon
- Micron, 2 plus grand fabricant (mars 2002), elle fournit notamment la mémoire pour les consoles de jeux Xbox
- Nanya
- Samsung
- Winbond
Constructeurs de barettes de mémoire :
- Corsair
- Crucial
- Geil
- Kingston
- OCZ
- Samsung
- Twinmos
- DaneElec
- ProMos
Voir aussi
- Glossaire informatique
- [http://www.linternaute.com/hightech/maquestion/hardware/barette_ram.shtml Guide d'installation d'une barette de RAM]
Catégorie:Mémoire informatique
ja:Random Access Memory
ko:램
simple:Random access memory
th:แรม
DisquetteLa disquette est utilisée en informatique comme un moyen de stockage d'information amovible. Elle a été lancée par IBM en 1971 (dans sa version 8 pouces) pour stocker les microprogrammes des systèmes 370 et, accessoirement, envoyer pour un faible coût des mises à jour à leurs possesseurs. Cette première disquette pouvait stocker 80 000 caractères, soit environ une journée de frappe d'une opératrice de saisie. Pour cette raison, des matériels de saisie sur disquette commencèrent à remplacer les encombrantes et bruyantes perforatrices de cartes utilisées jusque là.
La disquette est aussi appelée « disque souple » en raison de sa souplesse et par opposition au disque dur. Le nombre de pouces (1" vaut exactement 2,54 cm) correspond au diamètre du disque.
Principe de fonctionnement
Structure physique des disquettes
disque dur
Les disquettes ont la même structure que les disques durs.
La différence entre les deux est que les disquettes sont amovibles
et qu'elle ne sont composées que d'un seul disque.
Les disquettes sont divisées en pistes : sorte de cercles concentriques
répartis à intervalles régulier sur leur surface magnétique.
Les pistes sont numérotées de 0 à n, n étant le nombre total de pistes -1
variant avec le type de disquette. La piste 0 est celle située le plus à
l'extérieur de la disquette.
Chaque piste est divisée en un nombre constant de secteurs de taille égale.
Le nombre de ces secteurs dépend du format de la disquette et sont numérotés
de 1 à n, n étant le nombre de secteurs par piste.
Chaque secteur représente 512 octets pour un PC et un Atari ST.
Le secteur (ou bloc) est la plus petite partie du disque que l'ordinateur
puisse lire.
La disquette est souvent divisée en deux faces numérotées 0 et 1 car les lecteurs récents
sont équipés de deux têtes de lecture/écriture : une pour chaque face.
On peut donc calculer la capacité d'une disquette par la formule :
Nombre de têtes - Nombre de pistes - nombre de secteurs par pistes - 512 octets par secteurs.
Caractéristiques de quelques disquettes
Organisation logique d'une disquette (au format FAT)
Une disquette FAT est divisée en quatre grandes parties :
- Le secteur Boot : c'est l'entête de toute unités piste 0, tête 0, secteur 1 on y trouve des informations utiles sur le type de support au quel on à affaire comme le type de médias, le nombre de secteurs par pistes, le nombre de pistes, le nombre de têtes de lecture/Ecriture, et les différentes adresses pour accéder aux autres parties de la disquette.
- La FAT (File Allocation Table : Table d'Allocation des Fichiers) : La FAT est une table qui est l'image de la disquette dans laquelle l'ordinateur peut savoir si un secteur est utilisé ou non et s'il est défectueux car ce type de support magnétique est assez fragile et lire ou écrire une piste endommagée fait perdre beaucoup de temps. La FAT permet aussi d'utiliser toute la capacité d'une disquette car si on efface un fichier, ça crée un « trou » entre deux fichiers et le prochain fichier s'il est plus gros que le fichier effacé alors il n'y aura pas la place de le sauvegarder ; la FAT permet pour résoudre ce problème de fractionner le fichier : une partie dans le premier espace libre et la suite à la fin de la disquette. Il peut y avoir plusieurs FAT sur un support pour des comparaisons s’il y a eu des perturbations pendant leur modification.
- Le ROOT : c'est là qu'on trouve le nom des fichiers, leur taille, leur date et heure de création et leurs attributs (Défini si un fichier est caché, en lecture uniquement, etc.)
- Les données : le reste du disque est utilisé pour stocker les informations des fichiers.
Lecture et écriture sur une disquette
Le lecteur de disquette est composé de deux moteurs :
- Le premier entraîne la disquette et tourne à une vitesse de 300 tours minutes. Dès que l'ordinateur commande une fonction, la disquette tourne et reste un certain temps en marche après les opérations pour permettre un accès plus rapide à d'autres appels (pas d'attente). Cette vitesse de rotation est réglée grâce à un capteur qui détecte une rotation complète du disque.
- Le second est un moteur pas à pas qui permet de déplacer la tête de lecture/Ecriture précisément sur la piste voulue.
disque durLa tête de lecture/Ecriture est composée de deux bobines égales placées
en sens inverse ce qui permet la lecture et l'écriture de bit, la disquette
étant recouvert d'une couche d'oxyde magnétique.
Un bit est positionné ou pas suivant le sens de l'orientation
des micro-particules d'oxyde magnétique, dans un sens, le bit est lu comme
un « 0 » logique, et dans l'autre sens comme un « 1 » logique.
Pour l'écriture, la bobine impose un sens aux micro-particules grâce
à un champs magnétique crée avec une bobine ou l'autre suivant le sens que
l'on veut donner au bit écrit.
Sur une disquette neuve, les micro-particules sont orientées aléatoirement, elle est donc illisible.
Pour écrire sur une disquette, il faut au préalable la formater pour lui donner
un format de données : créer le secteur BOOT, les FAT et le répertoire ROOT dans le cas d'une disquette FAT.
Le formatage peut aussi rendre une disquette amorçable (elle permettra de démarrer l'ordinateur)
en copiant une partie du système d'exploitation et en créant un programme de lancement
au niveau du BOOT, c'est là que l'on trouve les virus les plus dangereux car ce programme
est le premier lancé par l'ordinateur avant le système.
Historique
disque dur
La disquette 8 pouces
En 1967 le centre de développement des dispositifs de stockage d'IBM à San Jose en Californie reçut une nouvelle tâche : développer un système simple et peu coûteux pour charger du microcode dans les mainframes System/370. Les 370 étaient les premières machines d'IBM à utiliser de la mémoire à semi-conducteurs. Cette mémoire étant volatile, tout le microcode devait être rechargé à chaque fois que l'alimentation était coupée. Normalement cette tâche incombait à divers lecteurs de bande magnétique qui étaient fournis presque systématiquement avec les 370. Cependant, les bandes étaient longues, et donc leur chargement était lent. IBM désirait mettre en place un système plus rapide et adapté, et qui de surcroît pourrait également permettre d'envoyer des mises à jour aux clients pour un coût modique (de l'ordre de 5 dollars).
David Noble, qui travaillait sous la direction d'Alan Shugart, étudia les solutions existantes à base de bandes magnétiques, dans l'espoir d'améliorer ce type de systèmes. En fin de compte, il abandonna cette voie et repartit sur de nouvelles bases. Son résultat fut un disque souple en lecture seule de 8 pouces (20 centimètres) qu'il appela le « memory disk » (disque-mémoire), qui pouvait contenir 80 kilo-octets de données. Au départ, il s'agissait tout simplement d'un disque. Cependant, le disque se salissait rapidement, ce qui posait des problèmes de lecture. C'est pourquoi il fut enfermé dans une enveloppe en plastique dont l'intérieur était revêtu d'un tissu pour capturer les poussières. Ce nouveau dispositif équipa en standard les 370 à partir de 1971.
En 1973, IBM sortit une nouvelle version du disque souple, cette fois sur le système de saisie de données 3740. Le nouveau système utilisait un format d'enregistrement différent qui pouvait stocker jusqu'à 256 Ko sur les mêmes disques, et disposait en outre d'un mode lecture/écriture. Ces lecteurs se répandirent, et furent finalement utilisés pour transporter des données, remplaçant presque totalement les bandes magnétiques pour les petits transferts.
Quand les premiers micro-ordinateurs furent développés dans les années 1970, le disque souple de 8 pouces fut utilisé sur quelques-uns d'entre eux comme dispositif de stockage à « haute vitesse ». Ce dispositif était très onéreux. Le premier système d'exploitation pour micro-ordinateurs, CP/M, était distribué à l'origine sur des disques 8 pouces. Toutefois, les lecteurs étaient toujours très chers, pratiquement plus chers que l'ordinateur auxquels ils étaient connectés. C'est pourquoi la plupart des machines de cette époque utilisaient plutôt des enregistreurs à cassettes.
À cette époque, Alan Shugart quitta IBM et fit un bref séjour chez Mémorex. Ensuite, il fonda Shugart Associates en 1973. La société commença à travailler aux améliorations du format 8 pouces existant et créa même un nouveau formatage de 800 Ko. Cependant, comme les bénéfices n'étaient pas au rendez-vous, Shugart fut congédié en 1974 par l'entreprise qu'il avait créée.
La mini-disquette de 5" ¼
En 1976 un des associés de Shugart, Jim Adkisson, fut approché par An Wang des laboratoires Wang, qui sentait que le format 8 pouces était simplement trop grand pour les machines de traitement de texte de bureau qu'il développait. Après une réunion dans un bar à Boston, Adkisson demanda à Wang de quelle taille il pensait que les disques devraient être, et Wang montra une serviette et dit « a peu près cette taille ». Adkisson ramena la serviette en Californie, il trouva qu'elle mesurait 5"¼ de large (5 pouces un quart, soit env. 13 centimètres), et développa un nouveau lecteur de cette taille stockant 110 Ko.
Le lecteur de 5" ¼ était considérablement moins cher que les lecteurs 8 pouces d'IBM et il commenca bientôt à apparaître sur des machines CP/M. À un moment, Shugart Assoc. produisait 4000 lecteurs par jour. En 1978 il y avait plus de 10 fabricants produisant des lecteurs de disquette 5" ¼ et le format remplaça rapidement le 8 pouces pour la diffusion de la plupart des applications.
Tandon présenta un lecteur double face en 1978, doublant la capacité, et le nouveau format « DD » (double densité) de 360 Ko s'imposa rapidement. Au début des années 1980, des lecteurs de 96 TPI (track per inch, pistes par pouce) apparurent, passant la capacité de 360 à 720 Ko, mais ce format n'eut pas beaucoup de succès. En 1984, avec son ordinateur haut de gamme PC/AT, IBM lança le disque « HD » (high density, haute densité). Ce disque, de densité quadruple, utilisait 96 pistes par pouce combinées avec une densité plus élevée sur chaque piste ; finalement, il contenait jusqu'à 1,2 méga-octets (Mo) de données. Au moment où le disque dur moyen contenait 10 à 20 méga-octets, ceci était considéré comme assez spacieux. Mais son utilisation était limitée aux ordinateurs équipés d'un lecteur ad hoc.
Les lecteurs de disquettes 5" ¼ permettaient la lecture et l'écriture. Pour éviter d'écrire par mégarde sur une disquette, il suffisait de recouvrir une encoche, située en haut à droite de l'enveloppe de la disquette, par un bout de papier opaque collant (la disquette était « protégée en écriture »). Une fois ce papier enlevé, le lecteur pouvait de nouveau écrire sur la disquette.
Depuis le début, par économie, les lecteurs de disquettes ne comportaient qu'une tête de lecture ; la lecture des disquettes se faisait donc sur une seule face. Pourtant les deux faces étaient recouvertes d'un support magnétique. Les vendeurs de disquettes diffusèrent alors des disquettes « double face » qui comportaient une encoche de chaque côté de l'enveloppe. Il suffisait d'enlever la disquette du lecteur et de la retourner pour bénéficier d'une nouvelle capacité de stockage, sur le modèle du fonctionnement des cassettes audio (avant l'invention de lautoreverse). Le prix des disquettes double face était sensiblement plus élevé que les « simple face » alors que la seule différence était l'encoche supplémentaire.
Pendant les années 1970 et 1980, les disques durs, trop chers, étaient quasi inexistants sur les micro-ordinateurs, le lecteur de disque souple était le dispositif de stockage primaire de base. Le système d'exploitation devait être chargé en mémoire vive à chaque démarrage au moyen d'une disquette ; cette disquette était ensuite enlevée et remplacée par une autre contenant les programmes et les données. Quelques machines utilisant deux unités de disques (ou un lecteur double) permettaient à l'utilisateur de laisser la disquette du système d'exploitation en place et de changer indépendamment les disquettes de données. Avoir deux lecteurs permettait aussi de recopier ses données (les sauvegarder) bien plus efficacement qu'avec un seul lecteur. En effet, le système lisait quelques octets de la disquette d'origine puis demandait la disquette de sauvegarde pour écrire ces octets, ce qui imposait de nombreux va-et-vient entre les disquettes. On « jouait au grille-pain ». Outre le temps que cela prenait, le risque de se tromper de disquette n'était pas négligeable et la manipulation était source d'usure. Avec deux lecteurs, il suffisait de mettre la disquette d'origine dans un lecteur et la disquette de sauvegarde dans l'autre.
Vers la fin des années 1980, les disquettes 5" ¼ furent remplacées par les disquettes 3½ pouces. La popularité des premières baissa au début des années 1990, bien que des disquettes et des lecteurs de 5" ¼ soient encore disponibles. Sur la plupart des nouveaux ordinateurs les lecteurs 5" ¼ étaient des dispositifs facultatifs. Au milieu des années 1990 ces lecteurs avaient pratiquement disparu pendant que le disque 3½ pouces devenait le disque prépondérant.
La microdisquette 3 " ½
Au début des années 1980, les limitations du format 5" ¼ se firent de plus en plus sentir au fil de la montée en puissance des machines. Un certain nombre de solutions furent développées : on vit apparaître des lecteurs de 2", 2" ½, 3" et 3" ½ (50, 60, 75 et 90 mm), développés par diverses entreprises. Ces solutions partageaient un certain nombre d'avantages par rapport aux formats plus anciens : une taille plus petite, une boîte rigide de protection et une glissière de protection contre l'écriture. Amstrad choisit le lecteur 3" à simple face de 160 Ko pour la gamme de CPC et PCW. Ce format, ainsi que son mécanisme d'entraînement, furent portés sur l'ordinateur ZX Spectrum +3 après qu'Amstrad eut racheté Sinclair Research. Cependant, les disquettes 3" demeurèrent onéreuses et en conséquence le format ne se propagea jamais réellement.
Les choses changèrent nettement en 1984 lorsque la société Apple Computer sélectionna le format de Sony 90.0 mm × 94.0 mm pour la gamme d'ordinateurs Macintosh, poussant ainsi ce format à devenir le standard aux États-Unis. On peut d'ailleurs noter qu'il s'agit d'un passage « silencieux » du système impérial (8 pouces) au système métrique (94 mm). Cependant, le produit fut lancé sous le nom de « disquette 3" ½ », pour bien souligner le fait qu'il était plus petit que le 5" ¼ existant et ne pas dérouter les utilisateurs habitués aux mesures anglo-saxonnes. Un des arguments marketing mettait d'ailleurs en avant le fait que cette disquette était conçue pour tenir dans une poche de chemisette "de taille américaine". En 1989 les ventes de disquettes 3" ½ dépassèrent celles du 5" ¼.
Les disquettes 3" ½ ont, grâce à leur boîte rigide et à leur volet de protection en métal, le grand avantage de très bien protéger les faces du disque contre les contacts physiques avec l'utilisateur. Ce volet referme le boîtier plastique de la disquette à chaque fois qu'elle est manipulée en dehors du lecteur. Quand elle est insérée, le volet est ouvert par le mécanisme du lecteur, ce qui permet à la tête de lecture/écriture d'accéder aux surfaces magnétiques. La forme rectangulaire de la disquette est un autre avantage : elle empêche d'insérer la disquette dans le mauvais sens dans le lecteur, ce qui était possible avec les disquettes 5" ¼.
Comme la disquette 5" ¼, la disquette 3" ½ évolua au cours de son existence. À l'origine, deux formats étaient disponibles : double densité à double face de 720 Ko et à simple face en 360 Ko (en utilisant le même format que les disquettes de 5" ¼). La disquette était la même, la différence n'étant qu'au niveau du lecteur, selon qu'il avait une seule tête de lecture, ou une pour chaque face de la disquette. Un nouveau format appelé « haute densité » (« HD »), permettant le stockage de 1,44 Mo de données (appelation marketing car en réalité, elle contient 1 474 560 octets, ce qui équivaut à 1440 kibi-octets (KiB) ou 1,41 MiB et 1,47 Mo en décimal). Ce format fut présenté au milieu des années 1980 ; IBM l'utilisa sur la série des PS/2 présentée en 1987, Apple l'utilisa en 1988 sur les Macintosh IIx. Une autre avancée dans les enduits d'oxyde permit de créer un nouveau format dit « extended density » (« ED ») de 2,88 Mo. Ce format fut présenté sur les NeXT de deuxième génération en 1991. Cependant, il était déjà dépassé car trop petit au moment de sa sortie et donc il n'a jamais été utilisé dans des proportions significatives. Dans d'autre formats, tel que celui du Macintosh, la capacité des disques double densité atteignait 800 Ko, mais au prix d'une incompatiblité avec les modèles PC. En effet, ceci était obtenu grâce l'utilisation d'un moteur à vitesse variable, permettant de placer un plus grand nombre de données sur les pistes extérieures : les lecteurs pour PC, dotés d'un moteur à vitesse fixe, étaient donc physiquement incapables de lire ces disquettes. Sur Amiga, la capacité d'un disque double densité montait à 880 Ko (1,76 Mo en haute densité), voire à 980 Ko en utilisant un formatage spécifique.
Plus d'une décennie après, les lecteurs 3" ½ se vendent toujours et équipent la quasi-totalité des ordinateurs. Le format est toujours celui qui fut normalisé en 1989 sous le nom ISO 9529-1.2. Mais ces lecteurs sont de plus en plus proposés en option. En effet, avec l'arrivée d'autres systèmes de stockage, tels que les disquettes ZIP, les clés USB, le CD-R, le CD-RW et les DVD, la disquette 3" ½ devient désuète.
En bref
On distingue différents formats :
- 200 mm (8 pouces) : le plus ancien ; les deux encoches de part et d'autre de la fenêtre de lecture ont fait l'objet d'un brevet, elles divisaient par deux les tensions du disque en cas de torsion involontaire pendant le transport et sans elles, les disquettes devenaient rapidement inutilisables
- 130 mm (5 pouces un quart), qui connu a connu un grand succès suite à son adoption par l'Apple II, puis par le PC en 1981, mais se périma immédiatement en 1987 avec le lancement du PS/2, à cause de sa grande taille et accessoirement de sa faible capacité (360 Ko). Le PC/AT lancé en 1983 avait des disquettes de même format extérieur mais de capacité 1,2 Mo et de fabrication différente.
- 80 mm (3 pouces), lancé par Amstrad sur les ordinateurs CPC 6128
- 90 mm (3 pouces et demi)
- inventée par Sony,
- présente le mérite de tenir dans une pochette de chemise (elle a été conçue pour cela)
- utilisée en version 400 Ko pour le Macintosh en 1984,
- introduite dans le monde PC en 1987 pour la série IBM PS/2 en versions 720 Ko et 1,44 Mo ; cette dernière commence à être détrônée en 2004 par les clés USB, depuis que les BIOS permettent de booter sur ces clés.
- sa version 2,88 Mo, utilisée sur certains PS/2 de haut de gamme et IBM RS/6000, ne rencontra jamais de succès.
La capacité de stockage a progressivement augmenté pour atteindre 1,47 Mo (1,41 Mo) pour les dernières générations de disquettes (et le double pour un format propre à IBM). Au-delà, il existe les disques Iomega Zip, Jazz et MO (magnéto-optiques). Syquest a également produit des disquettes grandes capacité de type Zip au milieu des années 1990.
Le périphérique de lecture et d'écriture associé se nommait lecteur de disquettes.
Le succès de la disquette est dû à son faible coût et à son transport facile. Ses inconvénients majeurs sont sa fragilité et sa faible capacité de stockage. L'apparition de nouveaux supports de sauvegarde qui combinent ces avantages sans les inconvénients fait que les disquettes ne sont plus guère utilisées aujourd'hui : pour la distribution de produits commerciaux (logiciels, encyclopédies), le CD-ROM et le DVD-ROM sont moins coûteux qu'une disquette, plus fiables et transportent une quantité d'information 600 fois plus grande pour le CD et 4000 fois plus grande pour le DVD. Pour le stockage de données personnelles, les clés USB permettent de stocker plus, mieux, moins cher, plus vite et de surcroît dans un parfait silence. Cependant, les disquettes restent pratiques car universelles pour le transfert de petits fichiers ou livrées comme supports de pilotes avec certains périphériques, notamment des cartes d'extension. Mais dans l'état actuel des technologies, ses jours sont comptés, et l'on voit de plus en plus de micro-ordinateurs vendus sans lecteur de disquettes, ou en option.
Voir également
- Master Boot Record
- préfixes binaires
- Virus de boot
Catégorie:Stockage informatique
ja:フロッピーディスク
ms:Cakera liut
simple:Floppy disk
th:ฟลอปปีดิสก์
CD-ROM ja:CD-ROM
Le terme cédérom est la francisation officielle (de l’Académie française) qui désigne les disques compacts pressés (confectionnés sous presse [par opposition à gravé]). Ce terme résulte de la création d'un acronyme qui provient de la lecture phonétique du sigle couramment utilisé CD-ROM.
Ce sigle est généralement employé afin d’identifier les disques compacts (CD soit compact disc) d’ordinateur contenant des données qui ne sont pas modifiables (ROM soit read-only memory).
Le Compact Disc Read Only Memory — en français « disque compact en lecture seule » — est un disque optique en plastique, d'environ 12 cm de diamètre pour 1,2 mm d'épaisseur. Il peut contenir de 650 à 800 Mo de données informatiques ou 74 à 90 minutes d'enregistrement audio.
Particulièrement léger et fiable — il est censé conserver les données durant une centaine d'années — ce disque peut être lu mais ne permet pas l'écriture.
Voir aussi
- Disque compact pour plus de détails.
- CD-R/RW pour les disques inscriptibles.
- DVD-ROM pour l'avant-dernière technologie de disque laser.
- HQ-DVD pour se renseigner sur la technologie Blu-ray.
- GD-ROM pour les disques compacts de grande capacité.
Catégorie:Stockage informatique
Seconde (temps) ja:秒 simple:Second
La seconde est l'unité de mesure du temps du système international, de symbole s.
Le terme provient de la francisation écourtée de l'expression latine minutum secunda (latin médiéval), qui signifiait littéralement minute de second rang, c’est-à-dire seconde division de l'heure.
L'événement le plus court jamais enregistré à ce jour l'a été à l'Institut Max Planck d'optique quantique : la durée du trajet d'électrons excités par les impulsions de 250 attosecondes d'un laser à ultra-violets ; position mesurée toutes les 100 attosecondes (information parue dans la revue Nature en février 2004).
Pour avoir une meilleure idée de la prouesse, dans le modèle d'atome d'hydrogène de Niels Bohr, l'orbite d'un électron autour du noyau dure 150 attosecondes (mais les modèles atomiques actuels considèrent que l'électron ne tourne pas ; cf atome).
La seconde, étalon de mesure du temps
La définition de la seconde, l' unité SI du temps, a été définie selon les possibilités techniques de chaque époque.
- Elle a d' abord été définie comme une fraction du jour solaire terrestre moyen (1/86 400)
- En 1960, pour tenir compte des irrégularités du mouvement de la terre, elle a été définie comme une fraction de l' année tropique 1900, soit 1/31 556 925,9747
- Depuis la 13 Conférence générale des poids et mesures, la seconde n'est plus définie par rapport à l'année, mais par rapport à une propriété naturelle de la matière ; cette unité de base du système international a été définie en 1967 dans les termes suivants :
La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133.
::Lors de sa session de 1997, le Comité international a confirmé que :
::Cette définition se réfère à un atome de césium au repos, à une température de 0 K.
La seconde, étalon de mesure du temps, est ainsi un multiple de la période de l'onde émise par un atome de césium 133 lorsqu'un de ses électrons change de niveau d'énergie.
Les scientifiques disposent ainsi d'une précision allant jusqu'à la 10e décimale (10-10). Et comme les lois de la physique sont partout les mêmes, avec cette définition, on peut dorénavant obtenir la durée exacte d'une seconde où
que l'on soit dans l'Univers.
L'intérêt de l'utilisation des caractéristiques atomiques de la matière est de deux ordres :
#la durée de l'année terrestre varie en fonc | | |